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Depuis 1946, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs travaille ardemment à mettre en valeur et à protéger les activités de chasse et de pêche dans toutes les régions du Québec.

Afin de vous informer des réalisations de la Fédération, voici quelques grands dossiers sur lesquels l’organisme a œuvré au cours des dernières années. Vous serez à même de constater que la Fédération fut des plus actives dans la poursuite de sa mission.

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Changements climatiques
Chasse en milieu périurbain
Cruauté envers les animaux
Dindon sauvage
Éducation et formation des chasseurs, des pêcheurs et des citoyens
Espèces exotiques envahissantes
Lois sur les armes à feu
Modifications aux règles de chasse et de pêche
Opération renaissance : réintroduction du bar rayé
Positionnement éthique
Promotion de la chasse sportive au Québec
Régime forestier
Relations avec les autochtones
Réserves fauniques
   

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Changements climatiques

Récemment, la National Wildlife Federation et la Fédération canadienne de la faune ont mis de l'avant des programmes de sensibilisation et d'action face aux changements climatiques. Ces dernières années, deux convictions ont fait lentement leur chemin dans la communauté scientifique : la première, que les gaz à effet de serre occasionnés par les humains vont affecter sérieusement le climat dans les décennies à venir, et la seconde, que ces modifications du climat vont agir négativement sur nos habitudes de vie.

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs suit de très près ce sujet d’actualité, puisqu’il touche directement les chasseurs et les pêcheurs, ainsi que toute la faune québécoise. La Fédération a donc envoyé un délégué, M. Martin Savard, lors d’une session de formation importante sur les changements climatiques tenue à l’automne 2007 à Minneapolis au Minnesota. Une série d’articles et une présentation sur le sujet lors du congrès 2008 ont également été réalisées afin de créer une prise de conscience face à cette problématique.

Visionnez la présentation sur les changements climatiques lors du congrès 2008

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Chasse en milieu périurbain

Le milieu périurbain est une zone riche de faune et constitue des lieux propices à une chasse de grande qualité. Par ailleurs, cette chasse permet de contrôler la surabondance de la faune ainsi que les problèmes sociaux, économiques et environnementaux qu’elle engendre.

Depuis 1997, la Fédération multiplie les outils éducatifs et de sensibilisation afin que les municipalités et les citoyens soient informés sur l’encadrement qui régit la pratique des activités de chasse, mais également afin de rappeler aux chasseurs la sécurité et le respect de l’activité, du gibier, de la propriété privée, des autres utilisateurs et des lois qui régissent le prélèvement. Cependant, de plus en plus de règlements municipaux restreignent la chasse dans les zones périurbaines, ce qui soulève plusieurs inconvénients majeurs.

Malgré l’adoption en 2002 de la Loi 147 sur le droit de chasser, de pêcher et de piéger au Québec, la chasse se voit maintenant menacée par la Loi sur les compétences municipales (LoiC-47.1), sanctionnée le 24 mai 2005 et en vigueur depuis le 1er janvier 2006. Les articles 4 et 6 de cette loi viennent élargir les pouvoirs des municipalités qui peuvent maintenant, en plus d’invoquer les nuisances et la sécurité publique, prévoir toute prohibition. L’utilisation d’armes à feu, d’armes de jet et de pièges pourrait donc être prohibée simplement par l’adoption d’un règlement du conseil municipal.

La Fédération estime qu’il faut réagir pour protéger le droit de pratiquer la chasse, tel qu’énoncé dans la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune. Elle considère qu’il serait efficace d’inclure à la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, un article confirmant la suprématie des règlements de cette loi par rapport aux règlements municipaux, à moins que le règlement municipal ne soit approuvé par le ministre. Ainsi, il serait clairement défini que les municipalités ne peuvent intervenir dans des réglementations sur la chasse, la pêche et le piégeage. La Fédération croit fortement que l’insertion d’un tel principe dans la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune faciliterait également le travail des gestionnaires gouvernementaux de la faune aux prises avec la gestion d'espèces trop abondantes.

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Cruauté envers les animaux

Le 9 avril 2008 a été adopté à la chambre des communes le projet de loi S-203, loi modifiant le Code criminel en matière de cruauté envers les animaux. Ce projet de loi, qui émane du Sénateur John Bryden, avait comme objectif de moderniser la Loi sur la cruauté envers les animaux qui était restée inchangée depuis plus d’un siècle, une initiative que la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs appuyait fortement. Sommairement, le projet de loi S-203 prévoit faire augmenter les pénalités pour des actes de cruauté envers les animaux.

Pour les chasseurs et les pêcheurs, l’appui de ce projet de loi par la plupart des députés conservateurs et des députés bloquistes, ainsi que par plusieurs députés libéraux, est extrêmement important : cet appui vient mettre fin au travail de lobby de groupes extrémistes de défense des animaux qui, en 2000, souhaitaient voir adopter un projet de loi beaucoup plus sévère. Ces groupes de protection des animaux auraient préféré un projet de loi tel que le C-50, dont les dispositions leur auraient permis d’entreprendre des poursuites judiciaires contre les chasseurs et les pêcheurs, et de poursuivre leur objectif de faire un jour disparaître les activités de prélèvement faunique.

La Fédération suit ce dossier depuis une dizaine d’années et elle y a travaillé en collaboration avec l’Ontario Federation of Anglers and Hunters, ainsi que d’autres fédérations canadiennes vouées à la faune. La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs avait comme objectif d’apporter tout le support possible afin que le projet de loi S-203 soit finalement adopté. Elle a notamment participé à des rencontres et des ateliers de travail, entre autres à Ottawa, et entrepris plusieurs correspondances aux députés de toutes les régions du Québec. Dans les faits, la Fédération soutenait que de prélever légalement un animal tout en respectant la réglementation en vigueur, cela ne pouvait et ne devait pas constituer une offense.

En adoptant ce projet de loi, la chambre des communes et le gouvernement du Canada confirment l’importance de supporter les activités de chasse et de pêche comme activités traditionnelles et sportives, et comme moteur économique pour l’ensemble du pays. La Fédération, au nom des chasseurs et pêcheurs du Québec, remercie les parlementaires de leur écoute et de leur appui à la pérennité des activités de prélèvement faunique.

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Dindon sauvage

S'inspirant du succès de la réintroduction du dindon sauvage aux États-Unis et en Ontario, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs a entrepris, en 2001, un projet de mise en valeur du dindon sauvage au Québec. Ce projet d'envergure avait pour objectif de favoriser l'établissement de populations viables et prospères de cette espèce, dans les régions du sud-ouest de la province. Par l’établissement d’une espèce autrefois à la limite nord de son aire naturelle de répartition, mais susceptible de s’implanter au Québec à la suite des modifications de l’habitat initiées par l’homme, la Fédération souhaitait également rehausser la biodiversité et le patrimoine naturel québécois.

La Fédération et ses bénévoles ont réalisé de multiples lâchers de dindon à l’occasion d’un programme encadré de relocalisation et produit plusieurs enquêtes et inventaires sur la présence du dindon sauvage au Québec. Afin de favoriser la conservation et le peuplement des souches de dindon sauvage, l’organisme a également recommandé de modifier le contexte réglementaire entourant le prélèvement de l’espèce.

Le succès du projet a permis de mettre en valeur une ressource faunique jusqu’ici mal exploitée, grâce à un encadrement réglementaire adapté à l’espèce (chasse printanière, limite annuelle, récolte limitée aux mâles). Trois années de chasse expérimentale ont démontré l'intérêt et la faisabilité de cette nouvelle opportunité de chasse ainsi que le bien fondé d’un séminaire obligatoire, tel qu’il avait été conseillé par des spécialistes de l'Ontario Federation of Anglers and Hunters et de la National Wild Turkey Federation (NWTF). À la suite du travail de nombreux bénévoles et des demandes de la Fédération, a débuté, en 2008, une chasse printanière au dindon sauvage au Québec, dans les régions où les colonies sont bien implantées et lorsque le nombre le permet.

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Éducation et formation des chasseurs, des pêcheurs et des citoyens

Dans la poursuite de sa mission, la Fédération a élaboré et créé différents cahiers, manuels et dépliants liés à l’éducation. Tous ces documents ont permis d’outiller les associations membres de la Fédération et de les supporter dans l’éducation des jeunes et des adultes. Certains documents ont permis de rejoindre le mouvement scout et plusieurs écoles. Pensons notamment aux programmes Faune Jeunesse et Vivre la nature, ainsi qu’aux cahiers d’initiation à la pêche avec Guliver. Ces outils éducatifs démontrent l’importance de l’implication de la Fédération au niveau de l’éducation relative à l’environnement. De plus, les dépliants publiés par la Fédération sont des outils importants pour transmettre aux utilisateurs des renseignements à propos de l’impact des activités qu’ils pratiquent sur l’environnement. Ces dépliants permettent aussi aux autres citoyens de mieux comprendre de quelle façon sont encadrées les activités de chasse et de pêche.

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Espèces exotiques envahissantes

Récemment arrivées dans les préoccupations de la Fédération, les espèces exotiques envahissantes causent de plus en plus de problèmes aux activités fauniques, particulièrement à la pêche. Qu’elles soient terrestres, aquatiques, de natures animales ou végétales, ces espèces prennent la place d’espèces indigènes dans les écosystèmes québécois, causant la détérioration de ceux-ci. Cet envahissement entraîne des modifications dans les communautés animales et par conséquent, une perte de diversité des espèces intéressantes pour le prélèvement. Par exemple, les populations de gobie à taches noires ne cessent de grandir et risquent d’affecter les populations de poissons du fleuve Saint-Laurent en amont de Québec.

La Fédération est un acteur important dans la sensibilisation de la population aux espèces envahissantes et dans l’éducation sur les façons de minimiser les risques de propagation lors de nos activités de chasse et de pêche. C’est pourquoi elle a récemment participé financièrement à l’impression et à la traduction de documents émanant des gouvernements provincial et fédéral à ce sujet. Elle s’est également fait un devoir de sensibiliser les gens à ce phénomène en intégrant une section sur le sujet à l’intérieur de son cours en ligne d’initiation à la pêche.

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Lois sur les armes à feu

Le dossier des armes à feu en est un sur lequel la Fédération veille et se consacre depuis fort longtemps. Au fil des ans, plusieurs projets de lois nationaux ou provinciaux menaçant de mettre en péril les activités de chasse ont été suivis de près et débattus par la Fédération, que ce soit par des mémoires, des participations à des manifestations ou des rencontres avec les instances gouvernementales.

Au moment de l’annonce du projet de loi C-68 (pour un système de contrôle des armes à feu) par le ministre de la Justice M. Allan Rock en 1995, la Fédération s’est notamment jointe à la Coalition nationale des fédérations de la faune provinciales et territoriales pour s’occuper de ce projet de loi. À l’époque, la Fédération s’est fait rédactrice de tous les communiqués (34) émis par la Coalition, jusqu’en 2002 où l’Ontario Federation of Anglers & Hunters (OFAH) a pris la relève. Des mémoires ont été déposés et présentés devant le Comité sénatorial et le Comité permanent de la justice à Ottawa. Par la suite, la Fédération a participé à de nombreuses rencontres avec les représentants de Justice Canada et a été consultée afin d’améliorer diverses facettes perverses de la nouvelle loi. Lorsqu’en 2002, la vérificatrice générale du Canada, Mme Sheila Fraser, mentionne dans son rapport que le contrôle des armes à feu coûtera un milliard de dollars d’ici 2005, la Fédération, l’OFAH et d’autres organismes provinciaux en ont profité pour effectuer un travail de grande envergure de sensibilisation des politiciens. Aujourd’hui, le directeur général de la Fédération siège même à titre d’individu sur un comité restreint de 13 personnes qui conseille le ministre de la Sécurité publique.

La Fédération continue de soumettre ses commentaires au gouvernement fédéral, concernant tous projets de lois modifiant le Code criminel (armes à feu) ou la Loi sur les armes à feu. Elle fait de même avec Québec, comme il s’est vu avec le projet de loi no 9 sur la sécurité des personnes dans certains lieux et modifiant la Loi sur la sécurité dans les sports.

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Modifications aux règles de chasse et de pêche

Une des principales tâches de la Fédération est de s’assurer que la réglementation à l’égard des activités de chasse et de pêche soit la plus conforme possible aux besoins des Québécoises et des Québécois. Pour la Fédération, les modifications à la réglementation proposées sont jugées très importantes pour assurer une saine gestion de la faune au Québec parce que tout en permettant aux Québécois de mieux profiter des abondantes ressources fauniques, elles permettront de consolider économiquement et socialement notre secteur d’activités.

Des modifications réglementaires sont appliquées régulièrement durant l’année. Soyez vigilants, et informez-vous au sujet de ces règles afin de profiter au mieux de vos activités de chasse et pour éviter de vous retrouver en situation d’infraction. Vous pouvez prendre connaissance de ces modifications auprès du Service canadien de la faune et dans les brochures « Chasse sportive au Québec » ou « Pêche sportive au Québec » publiées par le MRNF ainsi que sur leur site Internet.

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Opération renaissance : réintroduction du bar rayé

Dès le début des années 1900, le bar rayé du Saint-Laurent a fait l’objet d’une pêche commerciale et elle a été très prisée des pêcheurs sportifs. Des signes de son déclin se sont manifestés au milieu des années 1950 et on estime que l’espèce serait disparue vers le milieu des années 1960. Il s’agit de la seule espèce de poisson ayant disparu du fleuve Saint-Laurent. Dans le but de redonner au fleuve sa richesse d’autrefois, des études ont été réalisées afin d’évaluer la possibilité d’y réimplanter le bar rayé. Selon les spécialistes, le Saint-Laurent offre un habitat propice à sa réintroduction et les chances sont bonnes pour qu'elle soit fructueuse. La réintroduction du bar rayé dans le fleuve, réalisée à l’intérieur d’un projet nommé « Opération renaissance », démontre l’importance pour la Fédération et ses membres de participer à la sauvegarde de l’environnement et prouve encore une fois l’esprit de conservation des chasseurs et des pêcheurs. Depuis ses débuts en 2001, le projet a permis de mettre à l'eau plusieurs milliers de bars rayés de différentes tailles dans le fleuve, auxquels ont été ajoutées, depuis 2006, plus de quatre millions de larves âgées de quelques jours. La Fédération a également procédé à l’installation de divers panneaux et affiches de sensibilisation à la réintroduction et à la préservation du bar rayé dans le Saint-Laurent, puisque la pêche de l’espèce y est interdite et que tous les bars capturés accidentellement doivent être remis à l’eau. Éventuellement, la reprise de la pêche au bar rayé relancera une activité économique importante pour le fleuve et redonnera aux utilisateurs une plus grande accessibilité à ce grand plan d’eau.

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Positionnement éthique

À l’occasion de nombreuses interventions publiques, reportages, interviews, communiqués de presse, ainsi que dans ses publications, la Fédération a développé un positionnement éthique concernant la pratique de la chasse. Concernant la récolte du gibier, cette position éthique peut se résumer en quatre règles : respecter la loi, le seuil de conservation des espèces, éviter de faire souffrir le gibier, éviter le gaspillage. Dès que ces quatre règles sont respectées, le choix de l’arme (arc, arbalète) ou de la technique de chasse (avec appâtage, avec chiens, en enclos, etc.) devient une question de préférence personnelle, comme l’est d’ailleurs le caractère « sportif » de la chasse. La Fédération fait également la promotion d’autres considérations éthiques liées à la pratique de la chasse, comme le respect de la propriété privée, l’accessibilité pour tous les citoyens à la ressource faunique, la sécurité dans le maniement, le transport et l’entreposage des armes à feu, etc.

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Promotion de la chasse sportive au Québec
              
Depuis plusieurs années, la Fédération souhaite que soient mises en place des activités permettant de faire la promotion de la chasse sportive au Québec, tout comme il se fait avec la pêche sportive. En vue de futures promotions pour une éventuelle Fête de la chasse provinciale, la Fédération est allée de l’avant en menant diverses études sur l’image de la chasse. La Fédération désire repositionner l’image de la chasse au Québec afin de la rendre socialement plus acceptable, et à terme, accroître le nombre d’adeptes. De cette initiative est née une campagne sur la chasse à l’automne 2008.

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Promotion de la pêche sportive au Québec

Tout comme pour la chasse sportive, il est important pour la Fédération que soient mises en place des activités de promotion et d’initiation à la pêche sportive dans la province. Un sondage réalisé par l’organisme afin de décrire les habitudes de pêche des Québécois et démontrant que trois millions de Québécois pratiquent la pêche sportive a mené à une grande réflexion de la part de tous les partenaires fauniques sur l’ampleur de l’activité économique liée à la pêche. Fortement appuyés par la Fédération, des programmes et événements tels Pêche en herbe (programme d’aide aux associations, écoles ou camp de jour voulant initier les jeunes à la pêche), le programme de soutien financier pour l’ensemencement des lacs et des cours d’eau, et la Fête de la pêche (fin de semaine où la population peut pêcher sans permis) ont vu le jour. Par ailleurs, à chaque année, des activités relatives à la Fête de la pêche sont organisées dans l’ensemble des régions du Québec par les associations membres de la Fédération.

La Fédération a également participé activement à la création d’aires fauniques communautaires (baux de gestion de la pêche sportive sur de grands plans d’eau) au lac Saint-Jean, au réservoir Baskatong, au réservoir Gouin et au lac Saint-Pierre. La création d’aires fauniques communautaires permet la gestion de la pêche par des intervenants qui souhaitent s’impliquer dans leur entourage. Les sommes perçues par ces organismes sont réinvesties dans le milieu. Ce type de gestion permet une augmentation de la qualité de la pêche entraînant une augmentation du nombre de pêcheurs, et ainsi, une augmentation de l’apport économique.

La Fédération ne pourrait passer sous silence son implication à freiner l’importante diminution des stocks de perchaude du lac Saint-Pierre, due principalement à une surpêche du secteur commercial. Depuis la fin des années 90, la Fédération a défendu l’application de mesures de conservation strictes et le rachat par le gouvernement de la majorité des permis de pêche commerciale. La Fédération souhaite que le gouvernement maintienne le respect de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (LCMVF) et qu’il assure un partage équitable de la ressource entre pêcheurs sportifs et commerciaux.



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Régime forestier

Le Québec compte sur plusieurs ressources naturelles pour alimenter son activité économique. Parmi ces dernières, la forêt est probablement celle qui a le plus marqué l’histoire économique et sociale de la province. Particulièrement au cours des dernières décennies, où l’activité industrielle liée à la forêt québécoise marchait à grande vitesse. Les temps ont changé et, pour une série de facteurs dépendants et indépendants de la société québécoise, l’utilisation de la forêt doit être revue. C’est à cet égard que le gouvernement a publié son livre vert et ouvre la voie à un nouveau régime forestier. Pour la Fédération, le livre vert est une opportunité de faire reconnaître la forêt pour ce qu’elle est réellement, un milieu naturel dans lequel les arbres, les animaux, les sols et l’eau interagissent entre eux pour former des écosystèmes qui, de multiples façons, peuvent être source d’enrichissement pour la collectivité. On associe trop simplement la forêt à la matière ligneuse qu’elle comporte. L’occasion se présente pour défaire les concepts du passé, pour revoir l’utilisation de la forêt publique et pour que l’ensemble des Québécois, à qui elle appartient, en tire plus de bénéfices. En somme, pour la Fédération, la forêt est un bien public collectif qui doit être exploitée avec vision, afin que ses richesses puissent profiter à tous les Québécois. Cette image qu’a la Fédération sur l’utilisation de la forêt au Québec a été présentée dans un mémoire et défendue en Commission parlementaire en 2008.

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Relations avec les autochtones

La Fédération effectue diverses interventions régionales dans les dossiers concernant le partage de la ressource faunique avec les autochtones. Elle encourage, entre autres, la participation des autochtones aux méthodes modernes de conservation et de gestion de la faune au côté des utilisateurs non-autochtones. La Fédération a également diffusé et analysé le rapport dit de « l’Approche commune » et de l’entente de principe générale entre les premières nations de Mamuitun et les gouvernements du Québec et du Canada; un mémoire a d’ailleurs été remis à la Commission parlementaire sur les négociations avec les Innus. Des rencontres auprès des intervenants Innus et gouvernementaux dans ce dossier ont été effectuées afin de les sensibiliser aux outils existants (la Table nationale de la faune et les Tables régionales de la faune) pouvant favoriser l’acceptabilité sociale du projet d’entente et de traité. La Fédération y fait la promotion de la primauté de la conservation des espèces et de la responsabilité des communautés dans ces efforts de conservation, notamment par l’application de la réglementation ou de mesures équivalentes.

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Réserves fauniques

L’automne 2007 a connu un moment fort important pour le secteur d’activité de la Fédération. À la suite d’une décision ministérielle, le réseau des réserves fauniques du Québec, administré par la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), a été amputé d’un de ses territoires les plus importants; la réserve de Dunière. Pour la Fédération, qui est à l’origine de la mise sur pied du réseau des réserves fauniques, il s’agit d’une décision politique grave, qui crée un précédent, et qui risque de fragiliser l’ensemble du réseau. En privant une réserve d’une portion de ses territoires ou d’une partie de sa gestion, le réseau est affaibli. Un réseau de réserves fauniques en santé est le plus apte à offrir et à maintenir au fil des ans les meilleures conditions d’accessibilité au territoire, de réseau routier, d’installations d’hébergement, d’habitats et de patrimoine faunique. Le réseau des réserves fauniques est un bien commun à tous les Québécois qui prend appui sur le principe d’utilisateur-payeur. Afin de s’assurer que la ressource demeure accessible à tous, la Fédération reste à l’affut dans ce dossier. Elle travaille également avec Nature Québec afin que le gouvernement accorde un statut de protection particulier aux réserves fauniques. Les utilisateurs étant de plus en plus inquiets de l’exploitation forestière destructive qui s’y fait, les deux organismes souhaitent préserver la faune et la flore des réserves fauniques en prônant une gestion équitable et intégrée des ressources du milieu forestier.

 

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